
Dimanche 28 mai 2006 à 9:59

il est pas trop mignon ?^^
Publié par LaPetiteSarthoise
Samedi 27 mai 2006 à 19:33
Quand on va droit dans une impasse... Il n'y a plus qu'à faire demi-tour. Enfin il paraît.
"ce que je vois que je ne puis pas empêcher, je préfère l'accorder de bonne grâce" - Gide, Les Faux-Monnayeurs
Publié par LaPetiteSarthoise
Mardi 23 mai 2006 à 19:19
Je crois pouvoir dire que j'ai eu une éducation un peu "à la Comtesse de Ségur". Je ne veux pas dire par là que je sois une des "petites filles modèles", non. Mais il faut avouer qu'enfant, leur idéal me plaisait bien^^ Je ne peux pas nier que j'ai été gâtée, dans le sens ou je n'ai jamais eu à manquer de rien. "Saine de corps et d'esprit" comme on dit, avec une famille soudée qui a toujours su répondre à mes besoins. Mais si j'ai été gâtée par la vie qui m'a été donnée, je n'ai pas pour autant été "gâtée pourrie" comme on dit, ou du moins je ne le crois pas.
Il est vrai que je n'ai eu que très tard la notion de l'argent. Mais ce n'est pas parce que l'argent me tombait du ciel. Nous-même n'avions jamais d'argent entre les mains. Enfin jamais... Je me souviens encore d'un billet de 50 francs que j'ai reçu lorsque mes parents ont appris sur le bulletin que j'étais la première de ma classe au premier trimestre du CP. Une sorte d'encouragement. (ça ne m'est d'ailleurs plus jamais arrivé d'être première, j'étais 20° sur 29 élèves en CM2, mais c'est une autre histoire). 50 francs ! 50 francs et j'étais richissime. À 6 ans. Un billet, que je pouvais mettre dans ma tirelire La Poste, alignée avec celles de mes autres frères et soeurs. Ils n'en sont d'ailleurs jamais sortis, que pour un jour aller à la banque, je crois bien. Il y a eu aussi les pièces que je recevais quand je perdais une dent, je ne me souviens plus trop de combien elles étaient mais c'était un petit trésor. Trésor dans lequel, je dois avouer, j'ai bien pioché quelques fois pour acheter des bonbons, mais tellement rarement que je dois pouvoir compter ces fois sur les doigts de la main (ou du moins des deux mains). Mais il est vrai que les bonbons étaient pour moi une denrée rare, qui ne se consommait que lors des anniversaires. C'est le seul rapport que j'ai longtemps eu à l'argent, sans compter bien sûr le jeu de "je vais acheter du pain à la boulangère".
En fait, c'est plutôt que ça ne me concernait pas. C'étaient mes parents qui géraient, et nous n'avions pas à savoir s'ils avaient ou non des difficultés à gérer leur budget. Et encore moins à en souffrir. C'est d'ailleurs encore en grande partie comme ça, même s'il leur arrive d'en parler devant nous maintenant que nous sommes "grands". Cela ne veut pas dire qu'on vit au-dessus de nos moyens. Je me rends compte que tout ça est une histoire de priorités. Mes parents ne nous ont jamais refusé un voyage, une activité, tout ce qui pourrait développer notre culture, notre créativité, ou assurer notre avenir. C'est ainsi que j'ai fait 13 ans de danse classique, 2 ou 3 ans de solfège, quelques années de cours de dessin, et 8 ans de chorale (chorale avec laquelle j'ai plus ou moins fait le tour de l'Europe, sans compter les voyages de classe ou en famille).
Mais d'un autre côté, petite je crois que la plupart de mes vêtements étaient faits mains ou venaient de cousines (voire de mes frères). Et même encore aujourd'hui, je me sens assez mal dans un magasin, et je n'achète jamais de vêtements sans ma môman. Enfin si, ça m'est arrivé une fois. Je venais de gagner de l'argent d'un baby-sitting, je crois que j'avais aidé ma tante quelques jours à s'occuper de ses enfants les plus jeunes au bord de la mer, les aînés n'étant pas là. C'étaient les touts débuts des euros, je ne sais plus combien j'avais gagné mais j'en avais été très étonnée, ayant considéré mon aide comme naturelle. Nous étions rentrés chez elle, et j'avais retrouvé ma cousine. Cousine d'un an plus âgée que moi, qui m'a toujours parue mystérieuse même si elle a partagé beaucoup de mes jeux d'enfants. Et venant de recevoir ma "paye", il lui semblait évident (à elle et plus ou moins aussi à ma tante) qu'il n'y avait rien de plus pressé que de dépenser cet argent. J'étais gênée, mais un peu par peur de décevoir ma cousine en paraissant trop "coincée", et un peu par curiosité et par excitation de dépenser des sous "sans maman" (je devais avoir autour de 14 ans), je l'ai suivie. J'ai longtemps hésiter à prendre ce T-shirt. Oui, il était joli, bon, il me plaîsait assez, mais... Plairait-il à maman ? En avais-je vraiment besoin ? Et "7,50€ pour un T-shirt, t'es sûre que c'est pas cher ?" Je me suis finalement décidée à l'acheter. Il est vrai que je l'ai beaucoup porté, et avec un petit quelque chose de satisfaction, mais je n'ai jamais renouvelé l'expérience. D'ailleurs en général c'est maman qui me traîne dans les magasins pour faire les soldes. Pas que je n'aime pas acheter, mais plutôt à cause de ce certain malaise.
Ouais bon, je voulais parler de mon éducation et j'ai dévié sur mon rapport à l'argent. Je savais que c'était pathologique :-P Je suis et je reste une fille calculatrice, qui entre le moins possible dans des bars (bah l'orangina je peux aussi le boire à la maison) et qui surveille son forfait à chaque fois qu'elle raccroche *zut ! ça a duré 30 secondes. Pourquoi je me suis sentie obligée d'être polie et de répondre à ses questions ? J'aurais pu lui transmettre l'info en 10 secondes seulement !*. D'ailleurs je calcule tout : je dois traverser un parking dans la diagonale ? Bon, entre quelles voitures je dois passer pour que la distance parcourue soit la plus courte ? C'est est ridicule^^ Peut-être que ça tient de l'avarice. Avarice de temps, d'argent, de fatigue :-P Mais passons. J'me soigne^^
Oui donc pour en revenir à mon propos, tout ça est une histoire de priorités. Je n'ai jamais eu de vêtements "à la mode" à proprement parler, les dernières chaussures que j'ai achetées datent d'un an... J'ai d'ailleurs appris avec amusement que j'étais considérée au Mans comme une "bauf-bourge" : bourge de par ma naissance, bauf parce que je ne m'habille pas en pouf et que je ne porte pas de marque. c'est rigolo non ? :-D Enfin je ne savais même pas que j'avais une réputation au Mans, je m considérais comme plutôt transparente. Je me souviens qu'un jour un gars de ma classe de seconde (que je méprisais un peu je dois avouer, et à qui je venais probablement de rabattre le caquet) m'avait répondu : "t'es une vraie tigresse, toi ! Si tu prenais un peu plus soin de toi, je serais bien sorti avec toi" ou un truc du genre. Je ne sais pas à quoi il pensait mais ça ne m'a fait que le mépriser un peu plus : si c'était vraiment ce qu'il pensait, je n'avais rien à faire avec ce type^^ Je suppose qu'il devait vouloir dire que si je me maquillais, si je me coiffais autrement qu'avec deux tresses (bien pratiques d'ailleurs et je n'avais pas à réfléchir à ma coiffure le matin, même si tout le monde m'embêtait avec leur manque d'esthétique ou d'originalité), et si je ne portais pas des polaires informes et des pantalons un peu trop courts, bref si j'avais été un minimum à la mode, ou même si j'avais cherché à mettre mon physique en valeur, alors mes qualités auraient peut-être eu un quelconque intérêt. Pauvre type va^^
Enfin je m'égare encore et je perds mon propos. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais ce que je voulais dire en fait, c'est que l'argent que mes parents ont à dépenser dans nos études tout ça, c'est de l'argent qu'ils n'ont pas dépensé ailleurs, et le tout sans que cela nous apparaisse comme injuste ou autre vis à vis des autres enfants de notre âge. Et au contraire aujourd'hui je suis bien contente comme ça^^ (quel besoin d'avoir telle robe ou paire de chaussure à 100€ ? Je pars cet été à Jérusalem ! D'ailleurs cette année je n'ai presque pas fait les soldes, mais j'm'en fous j'ai de quoi m'habiller^^ j'ai parfois du mal à comprendre comment le fait de faire les boutiques peut apporter du plaisir à mes amies. Sans rien juger pour autant, ne vous méprenez pas sur mes propos)
Bon je crois que je vais devoir m'arrêter là, même si mon article a complètement dévié (je n'ai d'ailleurs pas utilisé mon accroche sur la Comtesse de Ségur puisque je suis partie dans une autre direction. Mais je n'ai pas envie de l'enlever, tant pis^^)
Il est vrai que je n'ai eu que très tard la notion de l'argent. Mais ce n'est pas parce que l'argent me tombait du ciel. Nous-même n'avions jamais d'argent entre les mains. Enfin jamais... Je me souviens encore d'un billet de 50 francs que j'ai reçu lorsque mes parents ont appris sur le bulletin que j'étais la première de ma classe au premier trimestre du CP. Une sorte d'encouragement. (ça ne m'est d'ailleurs plus jamais arrivé d'être première, j'étais 20° sur 29 élèves en CM2, mais c'est une autre histoire). 50 francs ! 50 francs et j'étais richissime. À 6 ans. Un billet, que je pouvais mettre dans ma tirelire La Poste, alignée avec celles de mes autres frères et soeurs. Ils n'en sont d'ailleurs jamais sortis, que pour un jour aller à la banque, je crois bien. Il y a eu aussi les pièces que je recevais quand je perdais une dent, je ne me souviens plus trop de combien elles étaient mais c'était un petit trésor. Trésor dans lequel, je dois avouer, j'ai bien pioché quelques fois pour acheter des bonbons, mais tellement rarement que je dois pouvoir compter ces fois sur les doigts de la main (ou du moins des deux mains). Mais il est vrai que les bonbons étaient pour moi une denrée rare, qui ne se consommait que lors des anniversaires. C'est le seul rapport que j'ai longtemps eu à l'argent, sans compter bien sûr le jeu de "je vais acheter du pain à la boulangère".
En fait, c'est plutôt que ça ne me concernait pas. C'étaient mes parents qui géraient, et nous n'avions pas à savoir s'ils avaient ou non des difficultés à gérer leur budget. Et encore moins à en souffrir. C'est d'ailleurs encore en grande partie comme ça, même s'il leur arrive d'en parler devant nous maintenant que nous sommes "grands". Cela ne veut pas dire qu'on vit au-dessus de nos moyens. Je me rends compte que tout ça est une histoire de priorités. Mes parents ne nous ont jamais refusé un voyage, une activité, tout ce qui pourrait développer notre culture, notre créativité, ou assurer notre avenir. C'est ainsi que j'ai fait 13 ans de danse classique, 2 ou 3 ans de solfège, quelques années de cours de dessin, et 8 ans de chorale (chorale avec laquelle j'ai plus ou moins fait le tour de l'Europe, sans compter les voyages de classe ou en famille).
Mais d'un autre côté, petite je crois que la plupart de mes vêtements étaient faits mains ou venaient de cousines (voire de mes frères). Et même encore aujourd'hui, je me sens assez mal dans un magasin, et je n'achète jamais de vêtements sans ma môman. Enfin si, ça m'est arrivé une fois. Je venais de gagner de l'argent d'un baby-sitting, je crois que j'avais aidé ma tante quelques jours à s'occuper de ses enfants les plus jeunes au bord de la mer, les aînés n'étant pas là. C'étaient les touts débuts des euros, je ne sais plus combien j'avais gagné mais j'en avais été très étonnée, ayant considéré mon aide comme naturelle. Nous étions rentrés chez elle, et j'avais retrouvé ma cousine. Cousine d'un an plus âgée que moi, qui m'a toujours parue mystérieuse même si elle a partagé beaucoup de mes jeux d'enfants. Et venant de recevoir ma "paye", il lui semblait évident (à elle et plus ou moins aussi à ma tante) qu'il n'y avait rien de plus pressé que de dépenser cet argent. J'étais gênée, mais un peu par peur de décevoir ma cousine en paraissant trop "coincée", et un peu par curiosité et par excitation de dépenser des sous "sans maman" (je devais avoir autour de 14 ans), je l'ai suivie. J'ai longtemps hésiter à prendre ce T-shirt. Oui, il était joli, bon, il me plaîsait assez, mais... Plairait-il à maman ? En avais-je vraiment besoin ? Et "7,50€ pour un T-shirt, t'es sûre que c'est pas cher ?" Je me suis finalement décidée à l'acheter. Il est vrai que je l'ai beaucoup porté, et avec un petit quelque chose de satisfaction, mais je n'ai jamais renouvelé l'expérience. D'ailleurs en général c'est maman qui me traîne dans les magasins pour faire les soldes. Pas que je n'aime pas acheter, mais plutôt à cause de ce certain malaise.
Ouais bon, je voulais parler de mon éducation et j'ai dévié sur mon rapport à l'argent. Je savais que c'était pathologique :-P Je suis et je reste une fille calculatrice, qui entre le moins possible dans des bars (bah l'orangina je peux aussi le boire à la maison) et qui surveille son forfait à chaque fois qu'elle raccroche *zut ! ça a duré 30 secondes. Pourquoi je me suis sentie obligée d'être polie et de répondre à ses questions ? J'aurais pu lui transmettre l'info en 10 secondes seulement !*. D'ailleurs je calcule tout : je dois traverser un parking dans la diagonale ? Bon, entre quelles voitures je dois passer pour que la distance parcourue soit la plus courte ? C'est est ridicule^^ Peut-être que ça tient de l'avarice. Avarice de temps, d'argent, de fatigue :-P Mais passons. J'me soigne^^
Oui donc pour en revenir à mon propos, tout ça est une histoire de priorités. Je n'ai jamais eu de vêtements "à la mode" à proprement parler, les dernières chaussures que j'ai achetées datent d'un an... J'ai d'ailleurs appris avec amusement que j'étais considérée au Mans comme une "bauf-bourge" : bourge de par ma naissance, bauf parce que je ne m'habille pas en pouf et que je ne porte pas de marque. c'est rigolo non ? :-D Enfin je ne savais même pas que j'avais une réputation au Mans, je m considérais comme plutôt transparente. Je me souviens qu'un jour un gars de ma classe de seconde (que je méprisais un peu je dois avouer, et à qui je venais probablement de rabattre le caquet) m'avait répondu : "t'es une vraie tigresse, toi ! Si tu prenais un peu plus soin de toi, je serais bien sorti avec toi" ou un truc du genre. Je ne sais pas à quoi il pensait mais ça ne m'a fait que le mépriser un peu plus : si c'était vraiment ce qu'il pensait, je n'avais rien à faire avec ce type^^ Je suppose qu'il devait vouloir dire que si je me maquillais, si je me coiffais autrement qu'avec deux tresses (bien pratiques d'ailleurs et je n'avais pas à réfléchir à ma coiffure le matin, même si tout le monde m'embêtait avec leur manque d'esthétique ou d'originalité), et si je ne portais pas des polaires informes et des pantalons un peu trop courts, bref si j'avais été un minimum à la mode, ou même si j'avais cherché à mettre mon physique en valeur, alors mes qualités auraient peut-être eu un quelconque intérêt. Pauvre type va^^
Enfin je m'égare encore et je perds mon propos. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais ce que je voulais dire en fait, c'est que l'argent que mes parents ont à dépenser dans nos études tout ça, c'est de l'argent qu'ils n'ont pas dépensé ailleurs, et le tout sans que cela nous apparaisse comme injuste ou autre vis à vis des autres enfants de notre âge. Et au contraire aujourd'hui je suis bien contente comme ça^^ (quel besoin d'avoir telle robe ou paire de chaussure à 100€ ? Je pars cet été à Jérusalem ! D'ailleurs cette année je n'ai presque pas fait les soldes, mais j'm'en fous j'ai de quoi m'habiller^^ j'ai parfois du mal à comprendre comment le fait de faire les boutiques peut apporter du plaisir à mes amies. Sans rien juger pour autant, ne vous méprenez pas sur mes propos)
Bon je crois que je vais devoir m'arrêter là, même si mon article a complètement dévié (je n'ai d'ailleurs pas utilisé mon accroche sur la Comtesse de Ségur puisque je suis partie dans une autre direction. Mais je n'ai pas envie de l'enlever, tant pis^^)
Voici un article bien mal construit...
Publié par LaPetiteSarthoise
Lundi 22 mai 2006 à 19:05
"L'analyse psychologique a perdu pour moi tout intérêt du jour où je me suis avisé que l'homme éprouve ce qu'il s'imagine éprouver. De là à penser qu'il s'imagine éprouver ce qu'il éprouve... Je le vois bien avec mon amour : entre aimer Laura et m'imaginer que je l'aime - entre m'imaginer que je l'aime moins, et l'aimer moins, quel dieu verrait la différence ? Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire. Et, s'il suffit d'imaginer qu'on aime, pour aimer, ainsi suffit-il de se dire qu'on imagine aimer, quand on aime, pour aussitôt aimer un peu moins, et même pour se détacher un peu de ce qu'on aime - ou pour en détacher quelques cristaux. Mais pour se dire cela ne faut-il pas déjà aimer un peu moins ?"
André Gide, Les faux-Monnayeurs
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante
Publié par LaPetiteSarthoise
Samedi 20 mai 2006 à 7:45

Merci Marie Bibinou !
petite précision : Marie Bibinou n'est pas Marie/Gwen/Nigelle mais une amie de la prépa^^
Avec tout ça je vais être en retard en math moi
Publié par LaPetiteSarthoise
Mardi 16 mai 2006 à 21:45
Le principe même du temps n'est pas mauvais, non, l'idée de départ
était bonne, il faut l'avouer. La dimension du temps nous offre une
multitude de possibilités. Mais alors il est mal foutu ! Dieu s'est
complètement planté dans la réalisation :-P
Je m'explique. Le temps a ceci de bien fait qu'il nous ouvre, comme je
le disais, à toutes sortes de possibilités, à tel point qu'il peut être
considéré comme une quatrième dimension. Le temps permet l'évolution,
le changement, le mouvement. Tout mouvement s'inscrit en effet dans un
temps, et est difficilement concevable pour nous sans cette notion. La
vie que nous connaissons est totalement imprégnée dans le temps. Ne
pouvant pas concevoir la vie autrement que dans le temps, nous ne
pouvons qu'admettre que l'idée en était bonne, et qu'il est bien
pratique.
Cependant, une fois le concept acquis, on aurait pu se débrouiller pour le mettre en place autrement quand même. Le temps est une contrainte qui peut se révéler insupportable... Le temps nous pose des limites fort désagréables, en offrant la possibilité d'avoir un agenda surbooké, d'où le dilemme du choix qui se propose. Faire le choix entre deux activités. Je n'aime pas ça, mais alors... Voyage en Allemagne ou pélerinage au Mont Saint Michel ? Deuxième année de prépa ou devenir cheftaine principale de jeannettes ? Le temps va d'ailleurs de paire avec l'espace, car la distance demande un certain temps pour être traversée, d'où l'impossibilité d'être à deux endroits à la fois. On ne peut pas être en cours dans une salle de classe et allongé sur une pelouse sous un beau soleil... Or il est nécessaire de suivre des cours pour assurer son avenir, à ce qu'il paraît (l'avenir... encore une idée de ce temps), et à côté de ça la pelouse doit passer au second plan. Reviser son DS ou dormir pour être en forme ? on a a priori besoin des deux (oui bon la rédaction d'un article n'aide pas aux révisions, mais pareil : réviser ou dormir ou écrire un article ? le choix n'en est que plus compliqué^^) C'est à cause du temps qu'on ne peut pas tout faire, c'est cause de lui qu'il faut faire des choix... C'est la première chose que j'ai apprise en économie.
Le temps a un autre inconvénient : son caractère flou, relatif, ambigu. Eh oui : le mercredi 24 mai approche à grands pas, le grand oral d'histoire avec une demie-heure de préparation que j'étalerai mon ignorance en public est tout près de moi. Et pourtant qu'il me semble loin, le mercredi 24 mai où je le reverrai enfin après deux interminables semaines ! (et encore c'est même pas sûr :-S) Le temps passe à la fois trop vite et trop lentement. En même temps mais pas sous le même rapport, c'est la relativité...
Pour conclure, je citerai un ami qui a voulu contribuer à l'élaboration de cet article :
[...]
moi : je parle pas de ce temps-là^^
lui : Le temps mêle passé, pâtés, Histoire… et présent et futur
Euh… t'en mêle pas c'est pas tes histoires… les pré sentent et murmurent
lui : J'arrête la vodka
[...]
lui : Tu savais que des temps avaient des masses atomiques?
lui : Le temps gstène par exemple c'est 184
Cependant, une fois le concept acquis, on aurait pu se débrouiller pour le mettre en place autrement quand même. Le temps est une contrainte qui peut se révéler insupportable... Le temps nous pose des limites fort désagréables, en offrant la possibilité d'avoir un agenda surbooké, d'où le dilemme du choix qui se propose. Faire le choix entre deux activités. Je n'aime pas ça, mais alors... Voyage en Allemagne ou pélerinage au Mont Saint Michel ? Deuxième année de prépa ou devenir cheftaine principale de jeannettes ? Le temps va d'ailleurs de paire avec l'espace, car la distance demande un certain temps pour être traversée, d'où l'impossibilité d'être à deux endroits à la fois. On ne peut pas être en cours dans une salle de classe et allongé sur une pelouse sous un beau soleil... Or il est nécessaire de suivre des cours pour assurer son avenir, à ce qu'il paraît (l'avenir... encore une idée de ce temps), et à côté de ça la pelouse doit passer au second plan. Reviser son DS ou dormir pour être en forme ? on a a priori besoin des deux (oui bon la rédaction d'un article n'aide pas aux révisions, mais pareil : réviser ou dormir ou écrire un article ? le choix n'en est que plus compliqué^^) C'est à cause du temps qu'on ne peut pas tout faire, c'est cause de lui qu'il faut faire des choix... C'est la première chose que j'ai apprise en économie.
Le temps a un autre inconvénient : son caractère flou, relatif, ambigu. Eh oui : le mercredi 24 mai approche à grands pas, le grand oral d'histoire avec une demie-heure de préparation que j'étalerai mon ignorance en public est tout près de moi. Et pourtant qu'il me semble loin, le mercredi 24 mai où je le reverrai enfin après deux interminables semaines ! (et encore c'est même pas sûr :-S) Le temps passe à la fois trop vite et trop lentement. En même temps mais pas sous le même rapport, c'est la relativité...
Pour conclure, je citerai un ami qui a voulu contribuer à l'élaboration de cet article :
lui : moi j'épluche ma carotte mais bon ça ne me prend pas trois plombes
lui : maintenant la sauce tomate cuit
lui : et après il faut incorporer le rz rond
lui : bref je ne mangerai pas avant dix heures et demi
lui : question temps j'ai vraiment mal calculé
lui : tu pourras lemettre dans ton article
[...]
lui : quand il pleut c'est un temps à boue... et ça rabat le caquet des gens sans parapluie
lui : c'est un temps-boue rbattant
lui : maintenant la sauce tomate cuit
lui : et après il faut incorporer le rz rond
lui : bref je ne mangerai pas avant dix heures et demi
lui : question temps j'ai vraiment mal calculé
lui : tu pourras lemettre dans ton article
[...]
lui : quand il pleut c'est un temps à boue... et ça rabat le caquet des gens sans parapluie
lui : c'est un temps-boue rbattant
[...]
moi : je parle pas de ce temps-là^^
lui : Le temps mêle passé, pâtés, Histoire… et présent et futur
Euh… t'en mêle pas c'est pas tes histoires… les pré sentent et murmurent
lui : J'arrête la vodka
[...]
lui : Tu savais que des temps avaient des masses atomiques?
lui : Le temps gstène par exemple c'est 184
Comment savoir, si le temps ne nous laisse même pas l'occasion de nous apprivoiser ?
Publié par LaPetiteSarthoise
Lundi 15 mai 2006 à 18:58
Comme chacun sait,
tout corps plongé dans l'eau
déclenche
une sonnerie de téléphone
tout corps plongé dans l'eau
déclenche
une sonnerie de téléphone
C'était la pensée du jour
Publié par LaPetiteSarthoise
Vendredi 12 mai 2006 à 14:32
Personne parmi vous n'a vu ce que je voulais vraiment vous montrer ici (eh non la note on s'en fiche pas mal^^)Mais heureusement...
... Il y en aura au moins un qui aura remarqué !
Quoique c'est même pas sûr en fait. Il ne m'a pas fait la remarque, j'me dis qu'au bout de 9 pages il a peut-être pris le pli sans s'en rendre compte.
Vous voyez toujours pas ?! Attention je vais me vexer :-P
Depuis deux ans que je fais cet effort quand même (enfin maintenant c'est devenu un automatisme mais même)
Publié par LaPetiteSarthoise
Vendredi 12 mai 2006 à 14:01
Je crois vous avoir déjà dit (au moins ici) que mon objectif à court terme (enfin à moyen terme) était de devenir institutrice. Bon. Les études, le boulot, tout ça c'est une chose... Mais à plus long terme (et depuis peut-être un peu plus longtemps) j'ai un autre objectif qui me tient vraiment à coeur : devenir une maman. Bon, de préférence après avoir trouvé un mari, mais ce n'est pas mon propos ici :-P (laissons le temps au temps, même s'il est mal foutu ce temps j'ai toujours eu tendance à lui faire confiance^^). Et en tant que jeune fille découvrant la vie qui s'ouvre devant elle, je me pose plein de questions, notamment par rapport à la maternité.
Ma plus grande peur est d'abord la stérilité. Je ne sais pas comment je
réagirais face à ce problème de plus en plus actuel dans nos sociétés,
mais je crois vraiment que je le vivrais très mal si j'y étais
confrontée. Et je ne sais pas si j'accepterais les histoires de bébés
éprouvettes tout ça. Bien sûr, la technologie est quelque chose de
formidable, mais je ne sais pas s'il est légitime, dans le but
d'obtenir un bébé, de fabriquer 10 germes de vie pour ensuite en tuer
9... Enfin je ne sais pas. Je me pose la question, tout en sachant que
je ne pourrai pas y répondre tant que je n'y suis pas confrontée. Et
j'espère ne jamais avoir à y répondre d'ailleurs.
Mais il y a d'autres problèmes qui se posent. Comme par exemple le
handicap. Comment réagir ? Comme ça, assise confortablement sur mon lit
devant mon écran d'ordinateur j'ai tendance à penser que je ne pourrais
pas le laisser tuer, mais... Qu'en sais-je réellement ? Après tout...
Bon bien sûr, j'ai des exemples comme tout le monde en a, mais chaque
cas est particulier. Tout d'abord ma tante : les médecins avaient dit à
la soeur de ma maman que son bébé risquait d'être trisomique, mais
qu'ils ne pouvaient pas en être sûrs tant qu'ils ne vérifiaient pas.
Pour savoir vraiment, il fallait faire une amniosynthèse : piquer une
grande aiguille dans le placenta pour prélever un peu de liquide
amniotique et analyser l'ADN du bébé (si je me souviens bien de mes
cours de spé de terminale). Mais cette opération comporte des dangers,
il suffit que l'aiguille dérape et elle peut provoquer cicatrices,
malformations voire la mort pour le bébé. Bien sûr c'est rare et ça se
passe bien en général (enfin j'en sais rien en fait), mais le risque
est là. Et ma tante a dit aux médecins qu'il n'était pas question de
faire de test, parce que de toute façon elle comptait bien le garder,
trisomique ou pas. Ils n'en revenaient pas, ils ont eu du mal à
admettre qu'elle n'avait pas besoin de le savoir avec certitude.
Finalement, mon cousin était un très beau bébé et est maintenant un
joli petit garçon, plutôt intelligent et qui n'a rien d'un trisomique.
Il aurait été dommage de risquer de l'abîmer pour savoir qu'il n'avait
rien... Enfin après c'est bien sûr une histoire de point de vue
personnel. Ma tante avait déjà plusieurs enfants, des convictions et
une famille pour la soutenir.
J'aurais certainement d'autres exemples comme ça, mais finalement l'exemple ne fait rien et ne peut acquérir le poids d'un argument. Je voulais aussi vous donner une comparaison que j'ai entendue une fois à la radio, le témoignage d'une maman qui m'a beaucoup marquée. Elle disait que finalement, avoir un enfant handicapé, c'est comme un voyage organisé. Tous tes amis sont partis en Italie, et de là-bas ils t'envoient des cartes postales pour te dire que c'est superbe, que c'est génial, que c'est une expérience magnifique... Alors le couple y réfléchit, et puis il se décide à partir aussi. Il fait ses préparatifs : d'abord il achète des guides touristiques de l'Italie, il prévoit la garde-robe à mettre dans la valise, tout ça... Et puis voilà qu'il y a une erreur, leur vol ne va pas en Italie mais en Scandinavie. Ils n'ont pas appris la bonne langue, ni acheté les bons guides touristiques. Leurs vêtements ne conviennent pas du tout au climat. Et puis leurs amis sont loin, là-bas en Italie, ils ne vivent pas du tout la même expérience... Alors le couple est désorienté, il n'a aucun repère. Il y a de quoi paniquer. Et petit à petit le couple s'adapte. Il achète d'autres guides, refait sa garde-robe, apprend une autre langue... Et finalement il se rend compte que la Scandinavie aussi, c'est une région magnifique.
Je voulais terminer par les paroles d'une chanson de Lynda Lemay
CEUX QUE L'ON MET AU MONDE
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
C'est ce que l'on nous montre et c'est ce que l'on croit
Ils ont une vie à vivre, on n'peut pas dessiner
Les chemins qu'ils vont suivrent ils devront décider
C'est une belle histoire que cette indépendance
Une fois passés les boires et la petite enfance
Qu'il ne faille rien nouer qu'on ne puisse pas défaire
Que des nœuds pas serrés, des boucles si l'on préfère
Ceux que l'on aide à naître ne nous appartiennent pas
Ils sont ce qu'ils veulent être, qu'on en soit fier ou pas
C'est ce que l'on nous dit, c'est ce qui est écrit
La bonne philosophie, la grande psychologie
Et voila que tu naîs et que t'es pas normal
T'es dodu, t'es parfait : le problème est mental
Et voilà que c'est pas vrai que tu vas faire ton ch'min
Car t'arrêteras jamais de n'être qu'un gamin
Tu fais tes premiers pas on se laisse émouvoir
Mais les pas que tu f'ras ne te mèneront nulle part
Qui es-tu si t'es pas un adulte en devenir
Si c'est ma jupe à moi pour toujours qui t'attire ?
C'est pas c'qu'on m'avait dit j'étais pas préparée
T'es à moi pour la vie le bon Dieu s'est trompé
Et y a le diable qui rit dans sa barbe de feu
Et puis qui me punit d'l'avoir prié un peu
Pour que tu m'appartiennes à la vie, à la mort
Il t'a changé en teigne il t'a jeté un sort
T'es mon enfant d'amour t'es mon enfant spécial
Un enfant pour toujours un cadeau des étoiles
Un enfant à jamais, un enfant anormal
C'est ce que j'éspérais alors pourquoi j'ai mal ?
J'aurais pas réussi à me détacher d'toi
Le destin est gentil : tu n'e t'en iras pas
T'auras pas dix huit ans de la même façon
Que ceux que le temps rend plus hommes que garçons
T'auras besoin de moi mon éternel enfant
Qui ne t'en iras pas vivre appartement
Ta jeunesse me suivra jusque dans ma vieillesse
Le docteur a dit ça c'était comme une promesse
Moi qui avais tellement peur de te voir m'échapper
Voilà que ton petit cœur me jure fidélité
Toute ma vie durant j'conserverai mes droits
Mes tâches de maman et tu m'appartiendras
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
C'est ce que l'on nous montre et c'est ce que l'on croit
C'est une belle histoire que cette histoire-là
Mais voilà que surprise mon enfant m'appartient
Tu te fous de ce que disent les auteurs des bouquins
T'arrives et tu m'adores et tu me fais confiance
De tout ton petit corps de toute ta différence
J'serai pas là de passage comme les autres parents
Qui font dans le mariage le deuil de leur enfant
J'aurais le privilège de te border chaque soir
Et certains jours de neige de te mettre ton foulard
À l'âge où d'autres n'ont que cette visite rare
Qui vient et qui repart par soir de réveillon
Tu seras le bâton de ma vieillesse précoce
En même temps qu'le boulet qui draînera mes forces
Tu ne connais que moi et ton ami Pierrot
Que je te décrit tout bas quand tu vas faire dodo
Et tu prends pour acquis que je serais toujours là
Pour t'apprendre cette vie que tu n'apprendras pas
Car ta vie s'est figée mais la mienne passera
J'me surprends à souhaiter qu'tu trépasses avant moi
On n'peut pas t'admirer autant que je t'admire
Moi qui ai la fièrté d'te voir m'appartenir
J'voudrais pas qu'on t'insulte et qu'on s'adresse à toi
Comme à un pauvre adulte parce qu'on t'connaîtrait pas
Si le diable s'arrange pour que tu me survives
Que dieu me change en ange, que je puisse te suivre
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
À moins de mettre au monde un enfant comme toi
C'est une belle histoire que celle qui est la nôtre
Pourtant j'donnerais ma vie pour qu'tu sois comme les autres
J'aurais certainement d'autres exemples comme ça, mais finalement l'exemple ne fait rien et ne peut acquérir le poids d'un argument. Je voulais aussi vous donner une comparaison que j'ai entendue une fois à la radio, le témoignage d'une maman qui m'a beaucoup marquée. Elle disait que finalement, avoir un enfant handicapé, c'est comme un voyage organisé. Tous tes amis sont partis en Italie, et de là-bas ils t'envoient des cartes postales pour te dire que c'est superbe, que c'est génial, que c'est une expérience magnifique... Alors le couple y réfléchit, et puis il se décide à partir aussi. Il fait ses préparatifs : d'abord il achète des guides touristiques de l'Italie, il prévoit la garde-robe à mettre dans la valise, tout ça... Et puis voilà qu'il y a une erreur, leur vol ne va pas en Italie mais en Scandinavie. Ils n'ont pas appris la bonne langue, ni acheté les bons guides touristiques. Leurs vêtements ne conviennent pas du tout au climat. Et puis leurs amis sont loin, là-bas en Italie, ils ne vivent pas du tout la même expérience... Alors le couple est désorienté, il n'a aucun repère. Il y a de quoi paniquer. Et petit à petit le couple s'adapte. Il achète d'autres guides, refait sa garde-robe, apprend une autre langue... Et finalement il se rend compte que la Scandinavie aussi, c'est une région magnifique.
Je voulais terminer par les paroles d'une chanson de Lynda Lemay
CEUX QUE L'ON MET AU MONDE
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
C'est ce que l'on nous montre et c'est ce que l'on croit
Ils ont une vie à vivre, on n'peut pas dessiner
Les chemins qu'ils vont suivrent ils devront décider
C'est une belle histoire que cette indépendance
Une fois passés les boires et la petite enfance
Qu'il ne faille rien nouer qu'on ne puisse pas défaire
Que des nœuds pas serrés, des boucles si l'on préfère
Ceux que l'on aide à naître ne nous appartiennent pas
Ils sont ce qu'ils veulent être, qu'on en soit fier ou pas
C'est ce que l'on nous dit, c'est ce qui est écrit
La bonne philosophie, la grande psychologie
Et voila que tu naîs et que t'es pas normal
T'es dodu, t'es parfait : le problème est mental
Et voilà que c'est pas vrai que tu vas faire ton ch'min
Car t'arrêteras jamais de n'être qu'un gamin
Tu fais tes premiers pas on se laisse émouvoir
Mais les pas que tu f'ras ne te mèneront nulle part
Qui es-tu si t'es pas un adulte en devenir
Si c'est ma jupe à moi pour toujours qui t'attire ?
C'est pas c'qu'on m'avait dit j'étais pas préparée
T'es à moi pour la vie le bon Dieu s'est trompé
Et y a le diable qui rit dans sa barbe de feu
Et puis qui me punit d'l'avoir prié un peu
Pour que tu m'appartiennes à la vie, à la mort
Il t'a changé en teigne il t'a jeté un sort
T'es mon enfant d'amour t'es mon enfant spécial
Un enfant pour toujours un cadeau des étoiles
Un enfant à jamais, un enfant anormal
C'est ce que j'éspérais alors pourquoi j'ai mal ?
J'aurais pas réussi à me détacher d'toi
Le destin est gentil : tu n'e t'en iras pas
T'auras pas dix huit ans de la même façon
Que ceux que le temps rend plus hommes que garçons
T'auras besoin de moi mon éternel enfant
Qui ne t'en iras pas vivre appartement
Ta jeunesse me suivra jusque dans ma vieillesse
Le docteur a dit ça c'était comme une promesse
Moi qui avais tellement peur de te voir m'échapper
Voilà que ton petit cœur me jure fidélité
Toute ma vie durant j'conserverai mes droits
Mes tâches de maman et tu m'appartiendras
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
C'est ce que l'on nous montre et c'est ce que l'on croit
C'est une belle histoire que cette histoire-là
Mais voilà que surprise mon enfant m'appartient
Tu te fous de ce que disent les auteurs des bouquins
T'arrives et tu m'adores et tu me fais confiance
De tout ton petit corps de toute ta différence
J'serai pas là de passage comme les autres parents
Qui font dans le mariage le deuil de leur enfant
J'aurais le privilège de te border chaque soir
Et certains jours de neige de te mettre ton foulard
À l'âge où d'autres n'ont que cette visite rare
Qui vient et qui repart par soir de réveillon
Tu seras le bâton de ma vieillesse précoce
En même temps qu'le boulet qui draînera mes forces
Tu ne connais que moi et ton ami Pierrot
Que je te décrit tout bas quand tu vas faire dodo
Et tu prends pour acquis que je serais toujours là
Pour t'apprendre cette vie que tu n'apprendras pas
Car ta vie s'est figée mais la mienne passera
J'me surprends à souhaiter qu'tu trépasses avant moi
On n'peut pas t'admirer autant que je t'admire
Moi qui ai la fièrté d'te voir m'appartenir
J'voudrais pas qu'on t'insulte et qu'on s'adresse à toi
Comme à un pauvre adulte parce qu'on t'connaîtrait pas
Si le diable s'arrange pour que tu me survives
Que dieu me change en ange, que je puisse te suivre
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas
À moins de mettre au monde un enfant comme toi
C'est une belle histoire que celle qui est la nôtre
Pourtant j'donnerais ma vie pour qu'tu sois comme les autres
Publié par LaPetiteSarthoise
Mercredi 10 mai 2006 à 23:04
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