Jeudi 7 mai 2009 à 10:07

     Il est un symptôme assez connu des GNistes qu'on appelle le blues post-GN. Après deux jours passés dans la peau d'un autre personnage, avec amis, ennemis, intrigues et violence de sentiments et d'émotions, on ne comprend pas pourquoi tout d'un coup on se retrouve au boulot surchargé de travail, chez soi complètement désoeuvré, à la fac au milieu des exams, etc. Et l'école de magie, où est-elle passée ? Et Calixte, et les filles classes, et les mecs cools ? N'y a-t-il plus de vouivres ? Je veux encore chanter ! Et puis, je suis un peu nue sans ma baguette magique...

     Je ne peux pas raconter ici ce fabuleux weekend : on m'a demandé de la discrétion, en prévision d'une quasi certaine réédition. Il me suffit certainement de dire que j'ai passé un moment fantastique. Un regret tout de même : d'être arrivée épuisée sur place. Forcément, ça ne m'a pas aidé à rentrer au maximum dans mon personnages, et à certains moments d'ennui ou de stress je n'ai pas su surmonter cette fatigue.

     D'ennui ! Je n'aurais pas dû pourtant. Mais j'ai beau dire que je fais des progrès, je n'ose toujours pas. Peur de déranger, encore et toujours, est-ce vraiment une bonne excuse pour attendre qu'on vienne me chercher ? En GN, et c'est bien normal, c'est chacun pour soi et fais-toi du jeu si tu veux jouer ! Ha, je me sens stupide en réalisant les précieux moments que j'ai perdus sous prétexte de ne pas vouloir aborder des gens qui avaient mieux à faire en réglant leurs propres intrigues, ou à attendre les orgas pendant 1h (je ne savais pas que ceux que j'attendais n'étaient pas sur le lieu du GN) par peur de me faire attendre d'eux, en délaissant ainsi d'autres intrigues concernant de plus près mon personnage... J'en étais même à réduire la longueur des lettres qu'on me demandait de traduire en mermish, par pitié pour l'orga qui décoderait. Hihi !

     Oui, je m'en veux de ne pas être capable d'aller vers les autres, alors que ça ne prête vraiment pas à conséquence dans ce cadre. Pourtant, j'ai quelques petites victoires satisfaisantes sur moi-même. J'ai enquêté presque toute seule sur la bibliothèque, rassemblant les témoignages de gens que j'ai osé aborder, haha ! Et des gens sympa, j'ai pas regretté. J'aurais juste dû pousser les choses plus loin. Et puis, le slow du samedi soir avec l'amoureux de Calixte (mon personnage). Moi qui ne supporte pas le contact physique avec des inconnus, j'ai réussi \o/ Et c'était même agréable. J'avais pas dansé de slow depuis... La classe de troisième, je crois !

     Enfin voilà, j'ai passé de supers moments, vivement que je retrouve tous ces gens...
     Je comprends pas pourquoi je les aime tous autant, alors que j'ose même pas leur parler.

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 13 avril 2009 à 23:45

Je suis sur le quai de la gare, et j'attends que le train passe.
Les autres voyageurs restent immobiles, figés dans ce temps suspendu, tandis que je m'agite, comme si ma volonté pouvait faire accélérer le train ou l'aiguille des minutes. Je marche de long en large, frénétiquement, je m'impatiente. J'attends.
La belle affaire ! Me dirai-je, une fois assise dans le train. Je serai bien avancée. Cela n'avancera pas l'heure de mon arrivée, ni ne changera ma destination. Je serai dans le train, et je me dirai : Il fallait bien qu'il arrive à l'heure dite, il fallait bien que j'y entre. Je suis assise dedans, j'arriverai à destination. Quelle différence avec tout à l'heure ? Maintenant que je suis là, je n'ai plus qu'à attendre qu'il arrive.

Je suis sur le quai de mes études, et j'attends que le concours se passe.
Je ne suis pas tout à fait prête, ni tout à fait sûre de moi, mais j'attends avec impatience de passer ce cap. Comme si ma volonté pouvait faire accélérer la ronde du calendrier. Je tourne comme un lion en cage, je m'impatiente, et fébrilement, j'attends.
La belle affaire ! Me suis-je dit lorsque j'ai eu mon bac. Il fallait que je l'aie. Combien tous ces lycéens se font une montagne de si peu de choses ! C'est maintenant que je passe aux choses sérieuses. La belle affaire ! Quand j'ai eu ma licence. Lorsque je suis entrée à l'IUFM : la belle affaire ! J'avais déjà oublié que j'avais dû attendre trois années pour cela. J'y étais bel et bien, j'avais toujours su que j'y arriverais un jour.

Je suis sur le quai de l'âge adulte, et j'attends que le temps passe.
Être enfin autonome. Avoir un endroit que je puisse appeler chez moi, enfin. Avoir mon permis, ma voiture, mon salaire. Gérer mon emploi du temps comme je l'entends. Liberté tant chérie ! Peut-être quand je t'aurai enfin obtenue, accepterai-je de te partager.
Et pourtant, la belle affaire ! Comme si tout cela venait d'un coup, d'un seul, promptement. On ne devient pas adulte du jour au lendemain, et je continuerai d'être étudiante en même temps que salariée. Je resterai la fille de mes parents. Je sais que le train finira par passer, et je ne serai pas plus arrivée une fois montée dedans. Le voyage continue, il ne fait même que commencer.

Je suis sur le quai de la vie, et j'attends qu'elle passe.
Ne ferais-je pas mieux d'avancer ?




Faut croire que les gares m'inspirent.

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 13 avril 2009 à 13:35


Depuis le temps que je vous ai parlé de Beauxbâtons sans expliciter davantage, il serait temps que je donne plus de détails. Il s'agit d'un GN que je ferai le weekend du premier mai, organisé (entre autres) par une amie. Beauxbâtons, dans l'oeuvre de JK Rowling, est l'école de magie française.

La préparation a commencé, comme pour le GN Archomancie, par la création d'écussons. Sauf que cette fois-ci, je les ai produits à grande échelle.


http://img23.imageshack.us/img23/8465/beauxbtons1.jpg

(je tâcherai de trouver une photo mieux que ça)
 
 

Et puis j'ai bien sûr fait mon costume... Je vous présente donc Calixte de Saint Clair :

http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/P1010010.jpg    http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/P1010013.jpg





Enfin bon... D'abord, le concours !

Publié par LaPetiteSarthoise

Dimanche 12 avril 2009 à 10:55


Je ne suis pas passée ici depuis une éternité. En tout cas, au moins une petite éternité. Mais je suis toujours là, bien vivante, bien moi, toute entière. Mais ces derniers temps, tout s'accélère.

Entre l'approche du concours (29-29 avril) et l'approche du GN Beauxbâtons (1°-3 mai), entre impatience et angoisse. Une charnière de ma vie qui s'approche, je suis pressée d'en finir... Encore faut-il que je bascule du bon côté.
Entre vanité et manque de confiance, entre assurance d'être appréciée et peur d'être insupportable. Entre conviction d'être capable d'avoir mon permis, et crise de panique dans la voiture. Travail, dépression, euphorie, flemme. Entre les révisions et le dossier de camp, entre le glandage et le geekage, entre IRC et les bouquins. Entre la fatigue généralisée avec 10h de sommeil par nuit, et la grande forme après 10h de sommeil en 68h.

Cette seconde RIK à Besançon m'a donné un coup de fouet, une bonne dose de motivation. Et en même temps une envie de ne plus rien faire, de les revoir. J'aime ces gens. Je crois qu'ils m'apprécient ? Et l'instant d'après je me dis que je suis fatigante. Qu'il faut que je me taise. Que je m'arrête. Envie de chanter et de réciter des poèmes, ne vaudrait-il pas mieux apprendre mes cours d'histoire ? Entre pluie et soleil, entre angoisses et apaisement.

Vivement que tout ça finisse. Mais au moins, je suis bien vivante, et c'est très appréciable.
 

Je vous souhaite tout plein de chocolat !

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 9 mars 2009 à 13:14


    Dans le train, impression qu’on lit par-dessus mon épaule. Je ne peux pas vraiment me plaindre, je ne me gêne pas quand mes voisins regardent des films avec sous-titres. C’est pourtant extrêmement désagréable. Même si ce n’est qu’une impression, et que je suppose que ce n’est pas vraiment le cas. Je n’aime pas me sentir regardée. Je préfère le train anonyme, la solitude au milieu de tous ces gens. Comme si croiser mon regard suffisait à s’introduire dans le fil de mes pensées.
    Pourtant, j’aime regarder les gens dans le train. Les écouter. Cette fille qui confie à sa copine qu’elle n’est pas amoureuse du garçon à qui elle vient de dire « je t’aime aussi » au téléphone, mais qu’elle ne le fait absolument pas souffrir puisqu’elle fait entièrement comme si c’était le cas. Aucun risque. Pratique. Ces six lycéennes un peu plus loin qui rient et parlent fort, de choses absolument stupides, comme des filles de cet âge savent le faire. Tout le wagon en profite. Ces deux sœurs qui font un jeu de société pendant que leurs parents jouent avec la DS pleine d‘autocollants roses et pailletés (original, mais pourquoi pas). L’étudiante désespérée qui confie à son voisin et probablement ami qu’elle a fait la fête pendant deux semaines, et ne réussira jamais à faire à temps son travail scolaire. Pour une fois que ce n‘est pas mon cas. Cette odeur de clope après chaque arrêt. Un ballon à l’hélium qui flotte au-dessus de nos têtes, balloté le long du plafond…

    Mes dernières heures de quiétude. La magie n’est pas encore tout à fait rompue. Mais je la sais là, tapie au fond de ma conscience, qui n’attend que le retour à la ville familière pour se réveiller. Elle.

    Fin des vacances. Comme une sensation de vide, de flottement, d’irréel. Faille dans l’espace-temps, une parenthèse qui se referme. Reprise d’une routine, après deux semaines, comme si elle avait inlassablement continué, sans interruption. Comme la fin d’un rêve agréable, ou le retour d’un rêve familier. Les événements précédant cette parenthèse semblent déjà plus proches que ceux qui se sont déroulés pendant.
    Le temps qui me rattrape. Je suis à la bourre pour les jeannettes. Pour les cours de philo que je donne, aussi. Heureusement, je suis à peu près prête pour le concours blanc. Mon stage commence jeudi, je ne sais même pas où ni dans quelle classe. Et il y a tellement de choses dont l’échéance s’approche beaucoup trop vite… Je n’ai toujours pas de chorégraphie de danse pour le concours ! Sans parler de mon dossier de camp.


Le rythme de cette course effrénée va encore accélérer

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 6 mars 2009 à 0:40



- Aller à l'IRL cowblog : OK
- Travailler 3h tous les matins : OK (enfin, presque)
- Apprendre tout le programme d'histoire pour le concours : OK (pour ce qui a été fait en cours)
- Apprendre tout le programme de géographie : hum, commencé
- Français, math, sciences : un peu, mais bon, on dira que c'était moins urgent.
- Faire des recherches en philo pour les cours que je donne : Euh... Tiens, faut que je ressorte mes bouquins et mes vieux cours...
- Faire des recherches pour l'épreuve de musique : pas vraiment
- Passer du temps avec Marie : commencé, suite ce weekend
- Passer du temps avec ma famille : OK (sauf Georges)
- Finir la programmation de l'écusson Beauxbâtons, en broder 31, et les envoyer par la poste : OK \o/
- Passer à la banque déposer les chèques : OK aussi ^^
- Costume Beauxbâtons : en cours (robe terminée, le reste avec Marie ce week end)

Ah, et puis...
- Acheter un nouveau PC : OK, of course :D


C'était vraiment court... J'repars demain aprèm.

Publié par LaPetiteSarthoise

Mardi 24 février 2009 à 23:48


Voici, à la demande de Lucy, la notice pour faire la pyramide que voici.


http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/noticepyramide.jpg


Vu le temps que j'y ai passé, j'espère que c'est clair...

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 23 février 2009 à 23:51

http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/poufsouffle0031.jpg


Pour le plaisir

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 23 février 2009 à 23:41



http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/Paris005.jpg


Il fallait avoir vécu cette expérience. Des gens qui ne s'aiment pas mais qui persistent à organiser des rencontres pour se voir... Un concept amusant pour l'observateur.
J'ai malgré tout rencontré des gens sympathiques, je ne regrette pas.



Qui sait, peut-être à renouveler ?

Publié par LaPetiteSarthoise

Samedi 14 février 2009 à 12:23


     Et voilà, c'est fini. Moi qui m'étais enfin faite à l'idée qu'il se faisait vieux, je souriais de ses crises d'asthme et d'alzheimer comme de quelque chose  de désagréable, mais qu'on ne pouvait empêcher. Il m'avait déjà fait de grosses frayeurs par le passé, mais il m'était malgré tout bien fidèle, et je n'avais pas vraiment les moyens d'aller voir ailleurs. D'ailleurs, je l'aimais bien, mon vieux compagnon. Je connaissais ses caprices et ses faiblesses, et je me doutais bien qu'il continuerait de décliner jusu'à ce qu'il rende son dernier soupir, épuisé.

     Mais que les choses se terminent comme cela, non, je ne l'avais pas imaginé. Il était tellement robuste ! Il en avait subi, des coups, des chutes, sans la moindre égratignure ou presque. Que tout puisse se terminer si brutalement, en tombant de mon lit, je n'avais pas songé à cela. Bien sûr, il y a peut-être encore un espoir. Je n'ai pas encore consulté de spécialiste. Mais le peu d'énergie qui lui reste risque de s'épuiser bien vite, et alors je ne sais ce qu'il adviendra de lui.

     J'erre dans la ville comme une âme en peine. Tous les cybercafés sont fermés, le samedi matin, on dirait. Tous les geeks sont-ils des gros dormeurs le weekend ? Je me rabats sur la médiathèque, où je n'ai pas la possibilité de chatter...  Mais pas question de gaspiller la batterie qu'il me reste. En plus, je suis pressée, j'ai tout un programme cet après-midi, j'ai fait mes 10kgs de pâte à sel avant de partir en quête d'un ordinateur en état de fonctionner relié un une connexion internet.

 
Pfff, fichu pc qui est tombé sur le branchement de l'alim...

Publié par LaPetiteSarthoise

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast