Samedi 30 janvier 2010 à 21:04


     On me demande pourquoi je n'écris plus ici. Pourquoi ce blog s'éteint petit à petit. Pourquoi ? Oh, je crois que ce n'est pas très difficile à comprendre.

     Ce blog, je l'ai beaucoup chéri. Je l'ai soigné, coucouné, abandonné et retrouvé... Mais. La fille qui a débarqué ici il y a maintenant 4 ans, qui a posé ses bagages et fait la poussière, cette fille-là avait 18 ans tout juste. Elle était encore naïve, innocente et inexpérimentée. elle découvrait internet, elle découvrait son grand frère, découvrait la liberté de sortir du cocon familial. Elle ne connaissait rien encore des choses de l'amour, se berçait d'illusions du prince charmant et se voyait déjà mariée à 23 ans avec une ribambelle d'enfants.

     Ce blog a vu mon premier baiser, ma première déception. Mes découvertes parisiennes, mes débuts sur IRC et dans les IRL... Ma découverte de moi-même, aussi. Mon premier GN. Ma machine à coudre. Mes camps scouts... Oh, j'en faisais, des choses, à l'époque.

     Et puis, j'ai grandi. J'ai 22 ans, maintenant. Je ne crois plus au prince charmant. Je me houspille à chaque fois que j'ai la moindre pensée romantique à propos d'un garçon. Je voudrais retourner le plus souvent possible dans ma famille, où je me sens si bien. Cette autonomie si chèrement acquise, je n'en veux plus, combien je donnerais pour redevenir étudiante ! Bref, j'ai changé. En bien, en mal ? En âge...

     J'aime beaucoup cet endroit, mais il est comme une robe usée, qu'on a trop portée. On l'aime tellement, on l'a mise jusqu'à ce qu'on passe au travers... On n'a pas envie de la jeter, elle reste au fond du placard. On ne veut pas la remplacer. Mais on n'a pas très envie de la porter, parce que vraiment, non. Non, ça ne va plus. Elle m'allait si bien, quand j'étais jeune, mais j'ai grandi, j'ai grossi... Ce blog m'allait si bien, mais j'ai changé.

     C'est comme ça, c'est la vie. Je m'en remettrai, et vous aussi.


Tant pis pour lui...

Publié par LaPetiteSarthoise

Mercredi 11 novembre 2009 à 22:17

     Si je n'ai rien écrit à propos de mon nouveau métier, ce n'est pas faute d'y avoir pensé. J'ai voulu vous raconter mon stress du premier jour, mes angoisses à tout préparer à temps. J'ai voulu raconter aussi la joie d'avoir eu l'impression que ma première journée s'était bien passée, les heures à préparer de mon mieux ce que j'allais faire faire à mes élèves, l'ennui des cours à l'IUFM...

     Mais je ne l'ai pas fait. Et aujourd'hui, ça ne serait plus d'actualité.

     Non, car à l'époque, j'y croyais : c'était mon métier pour la vie, j'allais m'y accrocher, et pourquoi pas, qui sait, finir par faire un bon professeur ?
     Mais aujourd'hui tout ça est loin de moi.

     Je n'ai plus envie. Plus envie de jouer à la maîtresse, ce n'est plus amusant du tout. Les élèves sont gentils, mignons, tout ce qu'on veut, mais... Je n'ai aucune autorité. Vous me direz, c'est normal, c'est le début, c'est des CM, maîtresse du mardi, jeune âge et compagnie.
     C'est vrai. Mais ce n'est même plus le vrai problème.
     Je ne veux plus faire ça, ce n'est plus moi, ce n'est plus qu'un poids immense qui me ronge. Je ne veux plus préparer les cours, corriger les copies, m'arracher les cheveux, m'investir émotionnellement. C'est trop pour moi, je n'en suis pas capable. Je veux un métier simple, avec des horaires de travail bien définis, et une tâche à accomplir très précise également. Pas forcément facile, mais précise. Je veux savoir ce que j'ai à faire, où je vais, de quelle heure à quelle heure c'est le boulot et à quel moment ce n'est plus le boulot.

     C'est vrai, je n'ai fait que 9 journées de classe.
     C'est vrai, je n'ai pas tout vu, loin de là, la situation est une des pire qui soient et ça pourrait se passer bien mieux.
     C'est vrai, tous mes proches s'accrochent pour moi, me soutiennent, sont convaincus que je suis faite pour ça et que ça va passer.
     Sans parler de mon salaire confortable, de ma seule journée de travail par semaine et des vacances...

     Mais je n'ai plus envie, je veux tout arrêter là, et j'en crève.

     Je me sens lâche. Lâche de vouloir fuir, lâche de ne pas réussir à m'enfuir. Je me sens seule aussi, quelque chose s'est brisé en moi. Je sais très exactement dire à partir de quel moment je me suis mise à fondre en larmes dès qu'on me parle de l'école ou qu'on me demande avec un air sincère si je vais bien. D'ailleurs tous ceux qui me côtoient d'assez près ont bien vu que j'allais mal. Et ça leur fait mal, et j'en suis désolée.

 
Ah, si je pouvais revenir en arrière...

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 21 août 2009 à 15:12


Je n'avais pas encore connu de rupture sans violence.
Et surtout, qui ne soit pas initiée par moi.
Il faut un début à tout.


Evidemment que je ne parle pas de violence physique

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 24 juillet 2009 à 9:37


http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/photos/mat.jpg

 http://lapetitesarthoise.cowblog.fr/images/photos/campBourniquel070.jpg


C'est étrange de me dire que tout ça est désormais fini... Enfin, j'espère, sans oser y croire !

Et maintenant j'm'en vais en Bretagne, youhou !

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 3 juillet 2009 à 13:50


961 personnes avaient eu l'idée de s'inscrire au CRPE dans le Limousin.
426 seulement ont eu le courage et la motivation de se déplacer pour passer les écrits.
Parmi eux, 124 ont été choisis pour passer les épreuves orales.
Mais seuls 59 ont eu la chance d'avoir la mention ADMIS.

Je suis 19°.


Sur ce, je pars en camp jeannette...

Publié par LaPetiteSarthoise

Dimanche 21 juin 2009 à 22:20

     Je traîne ma valise et mon coeur lourd à travers les rues de la ville animée. Ces gens rient et sont heureux, il fait beau, il y a de la musique. Je ne comprends pas pourquoi cela ne me fait même pas sourire. L'odeur des crêpes au nutella ne me donne pas faim. Je suis fatiguée, j'ai envie de dormir. De pleurer.
     C'est étrange comme la fatigue me rend triste. J'ai l'impression d'avoir tout fait de travers, ce weekend. Et puis cette question lancinante : dans un mois ? Dans deux mois ?

 
Je ferais mieux d'aller dormir.

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 12 juin 2009 à 18:06

Je n'y arrive pas.

Je sais que je peux, y'a pas de raisons.
J'en avais besoin, on comptait sur moi pour l'avoir.
J'ai dépassé des épreuves a priori bien plus déterminantes pour moi, avec notamment l'oral coef 4 du concours sans panique à l'horizon.

Elle se souvenait de moi.
Elle trouvait que je m'étais beaucoup améliorée.
Elle ne voulait pas que je reparte sans...

Mais non, je n'y arrive pas, 3° fois que je n'ai pas réussi.

 
Malchance ? Destin ? Manque de confiance ?
Pourquoi est-ce que le médicament contre le stress marche pour les oraux, mais n'est pas suffisant pour le permis ?

Alors même que l'enjeu est tellement moindre...


Et pourtant, j'en avais vraiment besoin.

Publié par LaPetiteSarthoise

Lundi 25 mai 2009 à 8:25


     Cela fait environ deux mois que je voulais vous exposer mes conceptions concernant l'amour. J'aurais introduit mon article en disant que je connaissais la tendresse, l'affection sincère, l'attirance, l'attachement, la séduction, l'amitié, la sensualité, mais que j'avais appris à force d'expérience que tout cela n'était pas l'amour.

     Puis je vous aurais exposé la théorie que j'avais un jour résumée ainsi sur msn :

 
Mon analyse à moi est bien plus simple que ça : l'amour n'existe pas, les films c'est bidon et les gens font semblant ! Et là tout s'éclaire. Bon, après pourquoi ils font semblant de souffrir, c'est ce que je ne m'explique pas.
Je ne pense pas que ça soit un faux bonheur, une fausse joie. Je crois juste qu'on se convainc qu'on est amoureux, et qu'à force on finit par y croire sincèrement. Et quand y'a une petite voix au fond de mon coeur qui me dit "mais pourquoi tu lui dis que tu l'aimes ? c'est n'importe quoi !" eh ben je l'étouffe, je la fais taire, et je réponds que puisqu'il m'aime et qu'on est bien ensemble, il faut bien que je l'aime aussi sinon je vais me retrouver...
Toute seule !
C'est ça, le problème. Être tout seul.


Mais en fait, tout ça n'est plus vraiment d'actualité. Donc cet article, je ne le ferai pas...

 
Me serais-je fait encore avoir ? En tout cas, c'est pas désagréable !

Publié par LaPetiteSarthoise

Vendredi 8 mai 2009 à 21:31

 
Je ne sais pas trop. Je ne veux pas trop en dire, même s'il n'y a rien à dire. Mais il fallait que je le dise...
Un peu perdue ? Peut-être.

Publié par LaPetiteSarthoise

Jeudi 7 mai 2009 à 10:07

     Il est un symptôme assez connu des GNistes qu'on appelle le blues post-GN. Après deux jours passés dans la peau d'un autre personnage, avec amis, ennemis, intrigues et violence de sentiments et d'émotions, on ne comprend pas pourquoi tout d'un coup on se retrouve au boulot surchargé de travail, chez soi complètement désoeuvré, à la fac au milieu des exams, etc. Et l'école de magie, où est-elle passée ? Et Calixte, et les filles classes, et les mecs cools ? N'y a-t-il plus de vouivres ? Je veux encore chanter ! Et puis, je suis un peu nue sans ma baguette magique...

     Je ne peux pas raconter ici ce fabuleux weekend : on m'a demandé de la discrétion, en prévision d'une quasi certaine réédition. Il me suffit certainement de dire que j'ai passé un moment fantastique. Un regret tout de même : d'être arrivée épuisée sur place. Forcément, ça ne m'a pas aidé à rentrer au maximum dans mon personnages, et à certains moments d'ennui ou de stress je n'ai pas su surmonter cette fatigue.

     D'ennui ! Je n'aurais pas dû pourtant. Mais j'ai beau dire que je fais des progrès, je n'ose toujours pas. Peur de déranger, encore et toujours, est-ce vraiment une bonne excuse pour attendre qu'on vienne me chercher ? En GN, et c'est bien normal, c'est chacun pour soi et fais-toi du jeu si tu veux jouer ! Ha, je me sens stupide en réalisant les précieux moments que j'ai perdus sous prétexte de ne pas vouloir aborder des gens qui avaient mieux à faire en réglant leurs propres intrigues, ou à attendre les orgas pendant 1h (je ne savais pas que ceux que j'attendais n'étaient pas sur le lieu du GN) par peur de me faire attendre d'eux, en délaissant ainsi d'autres intrigues concernant de plus près mon personnage... J'en étais même à réduire la longueur des lettres qu'on me demandait de traduire en mermish, par pitié pour l'orga qui décoderait. Hihi !

     Oui, je m'en veux de ne pas être capable d'aller vers les autres, alors que ça ne prête vraiment pas à conséquence dans ce cadre. Pourtant, j'ai quelques petites victoires satisfaisantes sur moi-même. J'ai enquêté presque toute seule sur la bibliothèque, rassemblant les témoignages de gens que j'ai osé aborder, haha ! Et des gens sympa, j'ai pas regretté. J'aurais juste dû pousser les choses plus loin. Et puis, le slow du samedi soir avec l'amoureux de Calixte (mon personnage). Moi qui ne supporte pas le contact physique avec des inconnus, j'ai réussi \o/ Et c'était même agréable. J'avais pas dansé de slow depuis... La classe de troisième, je crois !

     Enfin voilà, j'ai passé de supers moments, vivement que je retrouve tous ces gens...
     Je comprends pas pourquoi je les aime tous autant, alors que j'ose même pas leur parler.

Publié par LaPetiteSarthoise

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